
Selon une étude Euler Hermes, 93% des entreprises déclarent avoir été victimes de tentatives de fraude en 2015 contre 77% en 2014.
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L’Association nationale des directeurs financiers et contrôle de gestion (DFCG), et Euler Hermes, leader de l’assurance-crédit, se sont associés dans le cadre d’une grande enquête auprès de 150 directions financières sur le risque de fraude en entreprise en France.
Il ressort que 20% des entreprises ont connu plus de 10 tentatives de fraude en 2015, contre 17% en 2014.
En tête des tentatives de fraude c’est celle du « faux président » arrive en tête (1).
Selon Eric Lenoir, le Président du Comité Exécutif d’Euler Hermes France, « Les résultats de cette nouvelle édition révèlent que les entreprises françaises font face à une véritable explosion du risque de fraude, ».
L’étude souligne ainsi l’intensification de la pression sur les entreprises, puisque 20% d’entre elles ont connu plus de 10 tentatives sur cette même période (contre 17% en 2014).
Dans le top 3 des tentatives de fraude, celle du « faux président » arrive en tête :
55% des entreprises déclarant en avoir été victimes. (2)
Suivent d’autres types de fraude s’appuyant sur l’usurpation d’identité :
- les « faux fournisseurs » (47%)
- ou encore les « faux banquiers, avocats, commissaires aux comptes… » (35%).
ð Les cyber-fraudes telles que les intrusions dans les systèmes informatiques représentent également un risque de taille (32% des répondants).
- 18% des entreprises déclarent avoir été victimes de tentatives de fraudes internes.
« Il ne faut pas oublier que les fraudes internes déclarées sont moins nombreuses mais généralement plus sévères, notamment en raison de leur durée et de la difficulté à les détecter » , souligne Eric Lenoir.
Face à ce risque, les entreprises doivent se mobiliser
L’étude souligne néanmoins que 46% des entreprises n’ont pas en place de dispositif dédié à la lutte contre la fraude et 68% des répondants ne disposent pas de plan d’urgence en cas de fraude avérée.
« Il est essentiel d’agir dans les plus brefs délais et de connaître les contacts d’urgence à activer pour espérer contrecarrer les plans des fraudeurs, » souligne un des responsables de l’étude.
« Nous sommes conscients que les entreprises n’ont pas toujours les ressources nécessaires pour mettre en place une politique de gestion du risque de fraude complète »
Aussi, la DFCG a développé une formation dédiée pour accompagner les directions financières dans l’évaluation et la protection de ce risque.
Avec la professionnalisation des fraudeurs et l’évolution des nouvelles technologies, le risque de fraude reste imprévisible : 30% des entreprises interrogées n’ont pas réussi à déjouer toutes les tentatives de fraude (contre 20% en 2014).
« Dans la lignée de nos solutions d’assurance-crédit et pour accompagner les PME et ETI dans la sécurisation de leurs actifs, nous avons lancé début 2015 une solution d’assurance qui couvre les pertes consécutives aux fraudes internes, externes et cyber-fraudes, ainsi que certains frais induits »indique Eric Lenoir.
(1) Voir notamment :
Près de 20% des entreprises sont victimes d’escroqueries bancaires. La dernière ruse en vigueur est celle qui profite de la norme SEPA, l’espace de paiement unique européen. - News - publié le 01/09/2014
Les entreprises font de plus en plus l’objet d’escroqueries bancaires avec un préjudice estimé à ce jour à environ 250 millions d’euros. |
(2) Extrait:
« Une autre technique de fraude est celle de l’«escroquerie au président » ou arnaque «au faux patron».
Selon le SRPJ, cette méthode est «la plus redoutable». Les escrocs exigent des virements des responsables d’une entreprise, en se faisant passer pour leur PDG.
Ce genre d’escroquerie nécessite selon les auteurs de l’étude «une autorité naturelle, un certain aplomb et, un don pour la comédie» pour duper le comptable qui exécutera servilement les instructions écrites du « faux patron ».
Ceci passe par plusieurs ruses: selon l’information publiée par Les Echos, la première consiste à insister sur le caractère urgent de la requête dans le cas d’un futur contrôle fiscal, ou autre évènement perturbateur annoncé ».

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